ENTRE EXPÉRIENCES CULTURELLES, SAVOIR-FAIRE ARTISANAUX ET DOUCEUR DE VIVRE, UNE DESTINATION PRÉSERVÉE À INTÉGRER À UN ITINÉRAIRE AU JAPON.
Une campagne japonaise à proximité de Tokyo
Au coeur de la préfecture de Shizuoka, Suruga offre une escapade hors des sentiers battus aux voyageurs en quête d'authenticité. A seulement une heure de Tokyo en Shinkansen et à proximité du mont Fuji, cette région se situe également à 1 h 30 de Kyoto. Une étape facile à intégrer à un premier voyage au Japon, notamment pour les visiteurs souhaitant découvrir une autre facette de l'archipel.
Entre baie profonde et montagnes verdoyantes, Suruga séduit par son atmosphère paisible et son identité préservée. Si le littoral est plus peuplé et urbanisé, l'intérieur des terres dévoile un visage rural, propice à la découverte d'un Japon plus confidentiel, loin de l'effervescence de la capitale.
Capitale de la préfecture et principal centre urbain de la baie de Suruga, Shizuoka City dispose d'un large choix d'hébergements et constitue un point de départ pratique pour explorer les environs pendant quelques jours.
Le pays du thé vert
La préfecture de Shizuoka, dont fait partie Suruga, est la première région productrice de thé du Japon en superficie cultivée et en valeur de production du thé brut. De la baie aux montagnes du nord, cinq grandes zones se distinguent : Makinohara, Shida, Kawane, Honnyama et Shimizu. Souvent aménagées à flanc de montagne, les plantations offrent des panoramas remarquables sur le mont Fuji.
La région invite à multiplier les expériences autour de cet incontournable de la culture japonaise : visites et dégustations chez des producteurs locaux, cours de calligraphie au matcha, ateliers de teinture à base de thé ou cérémonies traditionnelles. Autant d'activités immersives à proposer aux voyageurs désireux de découvrir les traditions locales.
La gastronomie réserve également quelques associations originales. Plusieurs restaurants proposent des accords entre mets et thés, notamment autour de sushis ou de repas teppanyaki. Les différentes variétés se dégustent froides, à température ambiante ou même sous forme effervescente.
Des expériences culturelles au plus près des traditions
Suruga permet aussi de découvrir le patrimoine historique et les savoir-faire ancestraux du Japon.
Sur les hauteurs de Shizuoka City, le sanctuaire de Kunōzan Tōshō-gū, classé « Trésor national », abrite les reliques de Tokugawa Ieyasu. Fondateur du shogunat Tokugawa et figure majeure de l'histoire japonaise, ce seigneur consacra sa vie à unifier et à pacifier le pays. Une visite incontournable pour mieux comprendre l'histoire de l'archipel.
À Shizuoka City, le centre artisanal traditionnel de Takumishuku perpétue les techniques et les métiers d'autrefois. Travail du bois et du bambou, teinture japonaise, laque ou céramique : les visiteurs peuvent participer à différents ateliers encadrés par des maîtres-artisans et s'initier à des gestes transmis de génération en génération.
Plus à l'est, sur la péninsule de Miho, Miho no Matsubara dévoile un paysage emblématique du Japon. Plus de 30 000 pins bordent le littoral sur près de 7 km, offrant des vues remarquables sur la baie de Suruga et le mont Fuji. Ce site sacré a inspiré de nombreux artistes japonais, parmi lesquels Utagawa Hiroshige, célèbre maître de l'estampe. Il fait partie du bien culturel « Fujisan, lieu sacré et source d'inspiration artistique », inscrit au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 2013.
Quand partir à Suruga ?
Grâce à sa baie, la région bénéficie de températures douces tout au long de l'année. L'arrière-pays montagneux connaît toutefois des conditions plus fraîches, notamment en hiver.
Le printemps est particulièrement indiqué pour les amateurs de thé, avec la possibilité de participer à la cueillette des feuilles. La récolte s'étend principalement d'avril à août. C'est également la saison des cerisiers en fleurs, dont la floraison atteint généralement son apogée entre la fin mars et le début avril. Moins fréquentée que d'autres régions japonaises, Suruga permet de profiter de ce spectacle dans une atmosphère plus sereine. Ses cerisiers présentent une identité singulière, intimement liée à la mer, au mont Fuji et à l'histoire du shogunat Tokugawa.
L'automne constitue une autre période de choix, avec ses couleurs flamboyantes et ses levers de soleil spectaculaires, qui composent des paysages mémorables.
En revanche, les mois d'été sont moins favorables aux visites : la chaleur et l'humidité peuvent être importantes, tandis qu'une brume épaisse masque souvent le mont Fuji.
www.visit-suruga.com
Crédit photos : ©Visit Suruga ; JNTO.
